Infos pratiques

Difficulté : Très difficile (variantes plus faciles possibles)
Départ : Parking Plans Frara. Voir sur Google Maps
Distance et temps : 11,5 km – 5h
Dénivelé : 1304 m positif
Carte : Tabacco 07

Information particulière : Nous recommandons d’éviter de réaliser cette randonnée en cas de pluie car la roche est glissante.

La rando

Depuis le parking, nous suivons le large chemin (n°650) qui permet de rejoindre le départ de la télécabine. Une fois à sa hauteur, nous continuons jusqu’à ce que nous rejoignions des panneaux un peu plus loin. Là, un sentier part à gauche (n°651). Nous l’empruntons afin de couper à travers la prairie. Environ 450 mètres plus loin, après être passés par-dessus un cours d’eau, nous rejoignons un nouveau chemin large. Nous tournons à droite et, à peine 10 mètres plus loin, nous trouvons des panneaux.

Sentier traversant une prairie
Dans la prairie, nous nous sentons tout petits face aux parois qui s’élèvent devant nous.

A partir d’ici, nous suivons le sentier n°651 en direction de « Ütia Pisciadù » et « Ütia Boè ». Un panneau nous indique clairement que le sentier n°651 est un sentier réservé aux experts et que du matériel de grimpe est nécessaire.

Le sentier se met à monter de manière assez exigeante dans une sorte de vallon. Il est assez accidenté et de nombreuses pierres forment des marches naturelles qui nous permettent de nous chauffer correctement pour la suite. Un cours d’eau coule sur notre droite. De nombreuses marques nous permettent de suivre aisément le sentier. Après environ 1,8 km, le sentier n°29 part sur notre droite. De notre côté, nous continuons tout droit, toujours sur le sentier n°651, en direction de « Ütia Pisciadù » et « Ütia Boè ». Un peu plus loin, c’est le sentier n°29B qui part sur notre droite. A nouveau, nous l’ignorons et continuons tout droit.

Val de Misdè
Au début du vallon.

Le sentier continue à monter mais la pente s’adoucit un petit peu. Le paysage est encore davantage minéral : de grandes falaises nous encadrent de part et d’autre et le sentier serpente à travers un pierrier. Nous devons être un peu plus attentifs pour trouver les marques indiquant le chemin.

Après environ 2,5 km de marche, nous arrivons à de nouveaux panneaux. Ici, nous quittons le sentier n°651 et tournons à droite sur le sentier n°676 afin d’aller en direction du « Rifugio di Pisciadù » (Ütia=Rifugio). Ce tronçon, d’un peu moins de 2 kilomètres, va nous permettre de monter d’environ 400 mètres de dénivelé très rapidement.

Le sentier commence par monter tranquillement sans présenter de difficulté particulière. Puis, lorsque nous nous approchons de la falaise, le sentier devient plus accidenté. Au début, des rochers formant de grandes marches naturelles nous obligent à nous aider de nos mains quelquefois. Un peu plus loin, des passages câblés ont été aménagés afin de nous aider lorsque le sentier devient plus exigeant. Aucune indication ne nous oblige à passer notre matériel de via ferrata. La responsabilité nous incombe donc directement. Une fois les falaises passées, la montée se poursuit encore un petit peu de manière beaucoup plus douce.

Passage câblé
Dans le passage câblé.
Face à nous s’élève le SAS da Lêch
A la fin de la montée. Face à nous s’élève le « SAS da Lêch ».

Lorsque nous arrivons un peu en-dessous du « Rifugio di Pisciadù », après environ 4,1 km de marche totale, nous ne montons pas pour le rejoindre mais nous tournons à gauche pour monter directement au bord du lac que nous atteignons environ 100 mètres plus loin.

Lac de Pisciadù
Vue depuis le lac.

Ici, nous décidons de prendre le chemin de gauche, le n°666, qui longe les falaises de la « Cima Pisciadù » avant de nous permettre de monter jusqu’à son sommet. Le sentier commence par monter dans du pierrier avant de se mettre à évoluer sur le rocher directement. Il faut parfois s’aider des mains.

Vue sur le lac de Pisciadù

Puis, nous passons la partie « attrezzata ». Des câbles et des barreaux sont mis en place sur ce passage car il est plus exposé. Comme avant, il est de la responsabilité de chacun de passer ou non son matériel de via ferrata dans ce genre de passage.

Passage attrezzata

Après celui-ci, le sentier se remet à monter à travers un pierrier de manière un peu moins raide. Il faut toutefois être attentif pour trouver les marques l’indiquant, d’autant plus qu’à cette période de l’année les névés sont encore fréquents.

Il reste de la neige

Après environ 5,1 km de marche, nous arrivons à un col où se trouvent des panneaux. Ici, nous tournons à gauche sur le sentier n°666 en direction du « Piz (Cima) di Pisciadù » (40 minutes sont annoncées).

Il nous faut marcher 400 mètres environ pour atteindre le sommet. La montée depuis le col est très exigeante même si le chemin est bien tracé et indiqué. Il est capital d’avoir le pied sûr et de ne pas avoir le vertige car le sentier est très engagé et n’est pas vraiment lisse. Il est impératif de prendre son temps en montée et de ne pas insister si on ne se sent pas à l’aise.

Au sommet de la cima Pisciaù
Au sommet, avec le « Piz Boè » en arrière-plan.
Vue sur une partie de lac et le refuge depuis le sommet de la cima Pisciaù
Vue plongeante sur une partie du lac et le refuge.

Pour la descente, nous reprenons le même sentier jusqu’au lac. Dans toute la descente, il est important d’être prudent et de ne pas se presser afin de ne pas faire de faux pas.

Dans la descente
Au début de la descente depuis le sommet.

Après environ 6,9 km de marche, nous arrivons à nouveau vers le lac. Cette fois, nous remontons vers le refuge pour rejoindre le chemin qui va nous permettre de continuer à descendre. Depuis là, nous suivons le sentier n°666 en direction de « Colfosco Parking » (1h30 annoncée) à plat pendant environ 200 mètres. Puis, aux panneaux, nous tournons à droite (toujours sur le sentier n°666) et plongeons dans un vallon.

Regard en arrière sur la cima Pisciadù
Avant de nous mettre à descendre, dernier regard sur la « Cima di Pisciadù ».

La descente qui suit est très exigeante. Nous commençons par passer plusieurs passages câblés qui nous obligent à descendre doucement sur le rocher. Ensuite, nous continuons à descendre à travers un pierrier. Le sentier est glissant et nécessite d’aller doucement pour éviter de trébucher.

Descente engagée sur le sentier n° 666
Le sentier n°666 mérite le détour… mais il faut apprécier les chemins engagés.

Dans le bas de la descente, lorsque nous arrivons à des intersections, nous suivons la direction « Pisciadù Parcheggio » et le sentier n°666A. Une fois arrivés au parking, après 9,1 km de marche, nous trouvons de nouveaux panneaux. Nous suivons maintenant la direction de « Colfosco » par le sentier n° 650. Celui-ci descend agréablement à travers la forêt. Lorsque, environ 900 mètres plus bas, nous arrivons à une intersection, nous tournons à droite toujours en direction de « Colfosco ».  

Retour au parking

Après 10,3 km de marche, nous rejoignons une place de pique-nique au pied d’une cascade. Un court sentier permet de s’en approcher. Peu après cet emplacement, nous arrivons à une nouvelle intersection. Nous tournons à gauche sur un chemin blanc, le n°650, qui va nous permettre de traverser une prairie jusqu’à rejoindre, environ 800 mètres plus loin, le croisement où nous avons tourné au début de notre randonnée. De là, nous n’avons plus qu’à suivre le chemin blanc que nous avons emprunté au début jusqu’au parking.

Même en bas, nous nous en mettons encore plein la vue avec les sommets qui nous entourent
Même en bas, nous nous en mettons encore plein la vue avec les sommets qui nous entourent.

Variantes possibles

Pour rejoindre le « Rifugio di Pisciadù », il est possible d’emprunter la via ferrata « Brigata Tridentina ». Pour cela, il faut tourner à droite sur le sentier n°29 (nous arrivons à cette intersection après environ 1,8 km) et le suivre jusqu’au départ de la via ferrata. Celle-ci est magnifique (nous l’avons réalisée lors de notre premier voyage dans les Dolomites) mais très prisée. Il faut donc s’y rendre très tôt pour éviter d’être en colonne durant toute la montée. 

Pour les personnes pour qui le vide et les sentiers escarpés demandent une grande énergie, il est possible d’arrêter la randonnée au « Rifugio di Pisciadù ». Le sentier n°676 pour y monter et le n°666 pour en descendre sont déjà très exigeants et nécessitent de pouvoir rester concentré. Il vaut mieux en faire un peu moins mais profiter pleinement de la boucle. Une autre solution envisageable est de passer la nuit au refuge. Ainsi, la randonnée proposée peut être réalisée en deux jours. Cela offre la possibilité d’être en pleine forme pour rejoindre le sommet après une bonne nuit de sommeil.

Et si c’était à refaire…

Lorsque nous avons organisé notre randonnée, nous pensions passer par le « Rifugio Boè » pour nous rendre à la « Cima Pisciadù » puis redescendre par le sentier n°676. L’itinéraire nous plaisait bien ainsi car il nous permettait de faire un aller-retour moins long. De plus, nous n’avions pas besoin de descendre par le sentier n°666 que nous connaissions déjà et nous pouvions découvrir le n°676 que nous n’avions jamais emprunté. Malheureusement, ce jour-là, un énorme névé, juste en-dessous du « Rifugio Boè », nous a obligés à revoir nos plans car nous n’avions pas le matériel nécessaire pour oser nous y aventurer. Et ce n’est qu’après avoir parcouru une grande distance dans le « Val de Mesdi », sur le sentier n°651, que nous nous en sommes rendus compte. Nous avons donc dû rebrousser chemin et réaliser l’itinéraire que nous vous avons proposé dans cet article. Donc, si c’était à refaire, nous tenterions la boucle prévue initialement si le sentier en-dessous du « Rifugio Boè » est praticable.

Tracé GPS

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Pinterest - Dolomites - Randonnée à la Cima Pisciadù

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